jeudi 9 juillet 2009

Cybook Gen3 : premier mois

Je n'ai pas autant le temps de lire que je le voudrais, du moins pour mes loisirs. Et à vrai dire, tant de choses m'intéressent dans la vie que je ne trouve jamais assez de place pour chacune.
Mais je sens que le CyBook va me donner à la fois l'envie de consacrer plus de temps à la lecture, et aussi plus d'occasions pour le faire.

J'ai acheté cet objet d'abord parce que c'est un objet nomade, et que je suis nomade... comme beaucoup d'entre-nous actuellement d'ailleurs. Et sur ce plan, je ne suis pas déçue. CyBook est beaucoup plus facile à emporter partout qu'un livre. Plus mince que n'importe quel livre de poche, et sans doute aussi plus léger, du moins à l'appréciation de la main- je n'ai pas comparé avec une balance - je peux le garder dans mon sac tout le temps, même dans les moments où je prends la bonne résolution d'utiliser un sac plus petit. Je l'ai donc toujours sous la main pour exploiter un temps mort imprévu. Dans les transports en commun, il est plus facile à utiliser qu'un livre : une seule main suffit, il prend la place d'une seule page, et grâce au cordon dont je l'ai doté, en utilisant l'encoche d'accrochage dont il est muni, exactement comme un téléphone mobile, je peux le laisser pendre autour de mon cou quelques minutes, si j'ai besoin de mes deux mains pour monter dans un bus ou un wagon avec un bagage par exemple. Mais sa légèreté permet aussi de lire très confortablement dans son lit : on peut même rester à plat dos et le tenir au dessus de sa tête sans se fatiguer les bras. Je deviens vieille, et j'aime de plus en plus mon confort ;-) Pour revenir aux déplacements, bien sûr, l'intérêt de sa capacité de stockage est qu'on n'est pas obligé de choisir ses lectures avant le départ en voyage : on emporte avec soi toute une bibliothèque, et on choisit sa lecture une fois en voyage, en fonction de l'humeur du moment.
Donc oui, trois fois oui, en tant qu'objet nomade, il tient vraiment toutes ses promesses.

Sur le plan de l'ergonomie, je l'ai déjà dit, il est facile à prendre en main. Par contre, pour organiser sa bibliothèque, et bénéficier du meilleur confort de lecture possible, il faut s'organiser un minimum.

Tout d'abord, pas d'arborescence dans le gestionnaire de bibliothèque. Même si en préparant sa SD card on crée des sous-répertoires par auteurs ou par thèmes, tout sera présenté "à plat" dans le répertoire de livres du CyBook, mémoire interne du livrel et SD card confondues. Deux conséquences :

  • Il peut être judicieux d'utiliser plusieurs cartes pour segmenter sa bibliothèque. J'envisage de le faire par genres littéraires, mais je me laisse le temps d'identifier ce qui sera le plus pertinent pour mes usages : même si c'est un peu long de feuilleter toute la bibliothèque, on ne le fait pas à chaque fois qu'on allume le livrel, seulement quand on se choisit un nouveau livre. Par défaut, la bibliothèque s'ouvre avec le curseur positionné sur le dernier ouvrage consulté.
  • Il faut nommer ses fichiers en fonction du mode de classement qu'on souhaite adopter. J'ai choisi de mettre toujours en premier le nom de l'auteur, puis le titre du livre, sous la forme Balzac_La Maison Nucingen, parce que j'aime bien classer mes bouquins par auteurs. Bon, retour aux vieilles méthodes qu'on utilisait à l'époque des PC sous DOS... les moins de 20 ans ne savent même pas de quoi je parle ;-), à ceci près qu'on dispose de beaucoup plus de caractères pour nommer ses fichiers, ce qui est nettement plus confortable.
Ensuite, il faut identifier les formats de documents les plus appropriés au lecteur. Mon début de bibliothèque est constitué d'un fatras de documents, ceux proposés avec le lecteur, des livres que j'avais téléchargés pour les lire sur PC (ce que je n'ai finalement jamais fait, c'est quand même plus chouette de se caler dans un bon fauteuil pour lire un livre), ou encore pour mes tests sur l'Iliad, dont l'écran est plus grand. Il va falloir que je fasse un grand nettoyage pour ne conserver que ce qui est vraiment agréable à lire.
  • Le format texte (.txt), s'il est le plus simple et universel, n'est pas forcément agréable à lire, car les coupe de lignes ne sont pas forcément adaptées à la taille de l'écran dans la police qui vous convient pour lire. En outre, pour les documents provenant de Project Gütenberg par exemple, il convient de vérifier si la version du texte comporte bien les caractères accentués. Par contre, le format txt permet d'utiliser la fonction "définition" en appelant le ou les dictionnaires chargés sur le CyBook (il faut les acheter, mais on en trouve à partir de 15/20 euros, ce qui peut tout à fait suffire pour fluidifier la lecture de livres en langue étrangère par exemple)
  • Le pdf doit être formaté spécialement pour être lu sur un livrel, sinon les caractères risquent d'être trop petits, et ils ne sont pas reformatables via le Cybook, puisque ce sont des fichiers image. On peut utiliser le format paysage pour y pallier, mais cela me satisfait moins. Cependant, Feedbooks par exemple, construit les pdf à la volée en vous permettant de choisir votre format (il y a un modèle préformaté pour le Cybook, mais on peut le personnaliser, en choisissant par exemple la taille des marges, et la police de caractères. C'est une excellente idée, et je suppose que de plus en plus de sites proposeront ce type de fonctionnalité.
  • Le format Mobipocket permet lui de reformater sa présentation directement depuis le CyBook, et d'utiliser les définitions. C'est donc a priori le plus intéressant, mais je ne l'ai pas encore beaucoup utilisé, je vous en reparlerai donc après expérimentation plus complète.
Voici donc mes premières observations d'usage "en vraie grandeur". Je vois qu'il me reste encore quelques astuces à découvrir pour exploiter au mieux les capacités de l'engin... et à définir comment je veux organiser ma bibliothèque numérique. Mais je suis de plus en plus convaincue que j'ai fait un bon choix.