jeudi 10 janvier 2008

Readers : un peu de vocabulaire...

Alors que "Le Forum Livres Hebdo sur les « readers » électroniques fait salle comble" et que Bruno Rives nous livre quelques chiffres lâchés à cette occasion, je vous propose pour ma part de jouer avec les lettres. En effet, si tous les marchés sont toujours friands de chiffres, pour prédire ou valider le succès, tout marketeur sait que le nom du produit est un des éléments clefs qui permet de construire ledit succès.

Au fil de mes lectures sur le sujet, je constate que le vocabulaire utilisé pour nommer les "readers" électroniques s'enrichit de jour en jour... mais ne gagne pas forcément en précision pour autant. La terminologie change en fonction du locuteur, et certains mots sont polysémiques. "ePaper" par exemple, est à la fois utilisé pour désigner la technologie d'affichage et les terminaux permettant de lire les livres électroniques.

Ce foisonnement erratique de mots reflète sans doute la préoccupation de l'ensemble de la filière "livre" autour de ce nouvel objet, le sentiment d'urgence et la perplexité qu'il déclenche.

Mais restons concret : pour avancer dans cette réflexion sur le nommage, et peut-être générer d'ici quelques temps un consensus sur une courte série de mots permettant une désignation sans ambiguïté de l'objet, je vais commencer par lister le vocabulaire que j'ai pu relever au fil de mes lectures.

Commençons par les anglicismes et eMachins qui font toujours florès autour des terminaux électroniques :

  • reader
  • eReader
  • ePaper
  • eInk
  • eBook
Passons au bon vieux français, en commençant par la simple féminisation du "reader"
  • liseuse
Voyons ensuite les mots composés, qui soulignent l'absence de vocabulaire spécifique :
  • livre électronique
  • livre numérique
  • tablette de lecture
  • baladeur de textes
  • Codex numérique
Et pour finir, une construction spécifique pour désigner l'objet :
  • livrel
J'en oublie certainement, et j'espère que vous aurez la bonté de compléter ma liste.

Et plutôt que de vous asséner mes réflexions et inclinations personnelles, je trouve plus intéressant de vous interroger : lesquels préférez-vous et pourquoi ? Auriez vous envie d'en inventer d'autres et lesquels ?

Le débat est ouvert, j'espère que vous l'alimenterez de vos commentaires, je serais ravie de poursuivre cette réflexion avec vous.

lundi 7 janvier 2008

Une bonne occasion pour découvrir les textes d'Irène Delse

Je lis régulièrement le blog d'Irène Delse depuis un moment. J'y étais arrivée un peu par hasard, j'ai trouvé qu'elle n'avait pas la plume dans sa poche, disant franchement ce qu'elle pense avec des phrases bien senties et plutôt bien tournées. Ah, la dame est écrivain. Bon, elle écrit de la science-fiction et de la fantasy, pas forcément mon genre littéraire préféré, peu de chance donc que j'achète son livre en librairie. Tiens, elle publie quelques-uns de ses textes sur Feedbook. Bon, c'est l'occasion d'aller voir de plus près.

J'ai donc fait mes premiers téléchargements sur Feedbook. Pratique, il suffit de cliquer sur le nom de sa liseuse (je reprends le terme employé par Irène, allez-donc voir ce qu'elle en dit) pour obtenir automatiquement le format adapté, donc pour moi celui de l'iLiad.

La mise en page est propre, les caractères sont assez gros - tiens, il faudrait que je montre ça à ma mère, qui ne lit plus beaucoup en raison de ses problèmes de vue... - les marges un peu étroites à mon goût - j'aime le blanc, mais bon, sur l'iLiad, le fond d'écran est un peu gris, c'est son défaut, et comme pour tout pdf, la pagination est identifiée par l'iLiad.

Et ce que j'ai pensé du fond ? Ah, pour ce contenu là, il faudra aller lire mon blog "Aimez-vous lire". C'est très segmenté chez moi - travers de marketeuse !

Bon, je peux quand même dire que j'ai bien aimé "Et si la faim venait". Et donc me voilà partie pour connaître la suite du recueil "Et si..." via Lulu.com, toujours sur mon iLiad.
Est-ce que je vais finir par acheter un livre d'Irène Delse ? Ah, grand suspens pour marketeur ! Est-ce que le gratuit, ça peut rapporter quelque chose ?

En ce qui me concerne, si j'aime le recueil, je pourrais l'acheter... pour l'offrir.
Et en tant que bloggeuse, je vais rendre compte de ma lecture, ce qui peut séduire les amateurs du genre au point d'aller acheter L'Héritier du Tigre. Et qui de toute façon ne fera pas de mal à la notoriété d'Irène Delse.
OK, c'est du billard à plusieurs bandes... mais tout bon marketeur sait que la notoriété est un préalable à la vente, qu'elle se construit au fil du temps, et qu'en outre les produits culturels, donc les livres, font partie des produits qui bénéficient le mieux de la "Long tail". A suivre donc...

iLiad et ouvrages de dames

Comme promis, je reprends mes tests d'utilisation de l'iLiad.

Parmi mes multiples "hobbies", je pratique le tricot et le crochet. Cela en fera sans doute rire certains, mais cette activité connaît un étonnant renouveau grâce au web : outre les modèles gratuits mis à la disposition des internautes par les fabricants de laine, qui circulent à travers le monde entier, les internautes elles-mêmes (hum, pas encore croisé d'homme dans cette activité, mais cela ne signifie pas qu'il n'y en a pas) créent des modèles, qu'elles offrent ou qu'elles vendent sur Internet, via des services comme Lulu.com ou Etsy, tandis que d'autres proposent des tutoriels sur YouTube. Les techniques voyagent, se partagent, se réinventent, les styles se renouvellent. Tout ça pour dire que beaucoup d'internautes font désormais du web l'une de leurs principales sources d'inspirations, et de modèles expliqués, gratuits ou payants.

Et l'iLiad, dans tout ça ? Eh bien c'est un formidable support pour emporter avec soi le ou les explications des modèles en cours de réalisation, ou qu'on souhaite étudier de plus près avant de se lancer dans un ouvrage. Pour partir en week-end, ou simplement pour s'installer confortablement au salon, c'est bien plus léger que le PC, avec tous les avantages que l'on connaît pour lire les modèles, directement mis à disposition en format pdf, ou très rapidement générés à partir d'une page web.

Très efficace. Et le stylet de l'iLiad se révèle ici précieux : en effet, il est rare qu'on réalise exactement les explications d'un modèle. Changement de taille, modification d'un détail, rectification d'une erreur de transcription ou de traduction : les patrons sont régulièrement annotés par les tricoteuses, ce que je peux faire sur l'iLiad exactement comme sur une revue papier.

Pas sûre que les concepteur de l'outil aient pensé à cette utilisation, mais, comme on peut le constater, travaux manuels traditionnels et nouvelles technologies peuvent faire bon ménage...

samedi 5 janvier 2008

Petite revue de web...

En attendant mes nouvelles expériences avec l'iLiad (je viens de récupérer l'objet, et j'ai déjà quelques idées de nouveaux usages à tester), quelques liens rapides pour marquer des billets non restitués dans mes fils RSS et qui parlent de livres numériques.

  • Pierre Assouline nous confirme qu'Europeana s'appellera bien Europeana, comme son actuel prototype.
  • Livres Hebdo nous... livre la synthèse d'une intéressante enquête menée auprès de groupes d'édition concernant les eBooks : ça les laisse perplexes. Hum, ça se voit dans les rayons des librairies numériques... mais ça ne doit pas faire l'affaire de Viviane Reding, qui aimerait davantage d'investissement dans l'économie numérique. Hum encore... toujours aussi light en matière de réalisme économique, notre chère Commissaire. Faire une analogie entre le Kindle et l'iPod pour en déduire qu'il y a des opportunités économiques à saisir pour les éditeurs de livres, quand on connaît les chiffres de l'édition musicale, il fallait quand même oser !
  • Le même Livres Hebdo organise, le 10 janvier prochain, une présentation des lecteurs ePaper du marché et une table ronde sur les applications pour l'édition.
  • Livres Hebdo toujours, nous rappelle l'initiative de Babelio qui propose aux éditeurs de développer la critique des blogueurs sur leurs ouvrages, à condition qu'ils les offrent. "Masse critique" : le bon vieux "service de presse" adapté à l'univers des blogs, en somme. Intéressante initiative je trouve, qui visiblement a eu du succès auprès des blogueurs, d'après le billet du blog de Babelio. Babelio à cette occasion évoque une limitation de ce projet pilote, notamment en raison de frais postaux. Ne serait-ce pas l'occasion de diffuser aux blogueurs des versions électroniques des ouvrages, à lire sur un livrel ? Reste bien sûr et comme toujours la question des DRM, mais l'idée pourrait être creusée, reprise et développée, par Babelio... ou pourquoi pas par un vendeur de livrels, qui pourrait ainsi faire conjointement la promotion de son terminal et des ouvrages payants disponibles en version numérique.
  • Livres Hebdo enfin nous propose la synthèse de deux études sur la définition d'un portail de eCommerce collectif pour les libraires indépendants. Des informations intéressantes qui permettent de combattre quelques idées reçues sur ce qui se vend et comment.
Bon, je crois que je vais restituer le fil RSS de Livres Hebdo dans ce blog, trop de choses intéressantes à y lire !