dimanche 2 septembre 2007

J4 : continuons avec les livres...

Les livres de la Bibliothèque numérique du Québec sont très bien présentés. Les fichiers sont déjà formatés en pdf, et il suffit de les ouvrir dans l'iLiad, sans avoir quoi que ce soit à ajuster pour avoir des pages impeccablement formatées, et donc la sensation de lire "un vrai livre". Aujourd'hui, Chéri de Colette, 200 pages environ.

Avis mitigé :

  • J'ai cru que la batterie ne me permettrait pas de terminer, mais c'était une fausse alerte. Il a tout de même fallu remettre l'iLiad en charge après cette lecture... et il est vraisemblablement impossible de dévorer un gros pavé d'une seule traite sans recharger l'objet.
Points positifs :
  • Avec un document en format pdf, on a une information claire sur la pagination : 1ère et dernière page, page en cours affichée en milieu de barre de pagination. C'est moins évident pour les formats txt, qui ne sont pas paginés nativement.
  • Lorsqu'on éteint l'iLiad et qu'on le reprend plus tard, le document s'ouvre à la page où l'on s'était interrompu : pas besoin de marque page ou de pense-bête pour retrouver sa lecture où on l'avait laissée. L'appareil s'allume en outre sur la liste des derniers documents consultés.
  • Suffisamment léger, l'iLiad peut être tenu en main sans fatigue pour une lecture suivie.
Et par rapport à un vrai livre ?
Il n'en reste pas moins que pour l'amoureuse de l'objet-livre que je suis, il manquera toujours mille petits riens sensuels qui participent du plaisir de la lecture :
  • Dans les eBooks que j'ai manipulés pour l'instant, on perd tout à fait le design de la couverture... et de toute façon, l'affichage étant en niveaux de gris, on perd forcément une partie du graphisme.
  • La couleur, le toucher du papier, l'odeur de l'encre, disparaissent évidemment aussi.
  • L'épaisseur du livre ne fournit pas tout à fait la même information que sa pagination, même si la barre de pagination permet une appréhension visuelle intuitive de "là où on en est".
  • Plus possible de jeter un oeil discret sur le titre du livre que lit votre voisin de transport s'il utilise un iLiad...
  • Et puis, c'est définitivement la fin de mes marque-pages amoureusement bricolés, de mon timbre en relief sur la page de garde...
  • En revanche, plus de crainte qu'on ne me rende pas le livre que j'ai prêté, puisque je pourrai, en principe, en conserver une copie électronique.
  • Et plus de problème non plus d'encombrement de ma bibliothèque : sur une SD card, je peux stocker entre 300 et 400 livres, d'après mes premiers essais. Mais mes bibliothèques envahissantes animées des dos colorés de mes livres ne risquent-ils pas de me manquer si nous basculons définitivement dans l'ère de la bibliothèque numérique ?

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