jeudi 20 décembre 2007

Bientôt, de nouvelles aventures avec l'iLiad...

J'apprends ce jour que le collègue à qui j'avais transmis notre exemplaire de l'iLiad a terminé ses propres tests, et que je vais récupérer l'objet début janvier. Youpii !

Voilà qui pour le moment va mettre fin à mes dilemmes : je vais pouvoir tester plus avant l'offre de contenu et son exploitation, et valider plus précisément ce que j'utilise vraiment avant de faire un achat personnel.

D'ici là, comme le suggère d'ailleurs Aldus, j'ai le temps de voir baisser les prix... et peut être de le voir apparaître chez les libraires, pour toucher l'objet avant de me décider.

Et comme je vois que pas mal de gens s'intéressent aux retours des utilisateurs, je sens que je vais augmenter l'audience de ce blog. Rassurez-vous, je n'en profiterai pas pour mettre de la publicité ! En revanche, il est peut-être temps que je comprenne comment installer mon fil RSS dans Feedbooks : on pourra ainsi lire sur un eBook mes propres tests d'un eBook, et la boucle sera bouclée ,-)

D'ici là, excellentes fêtes à tous. Qui sait, vous trouverez peut-être un livrel sous le sapin, et il y aura alors tellement de blogs de retours d'usages que ceux qui s'y intéressent ne sauront plus où donner de la tête !

mercredi 19 décembre 2007

Acheter ou ne pas acheter un livrel ?

Bruno Rives (Tebaldo) m'écrit :

"Je cherche des utilisateurs de dispositifs à base d'encre électronique qui pourraient me faire part de leur retour d'expérience sur ce nouveau support. Vous aviez ouvert un blog: "Deux semaines avec un iLiad, ePaper : mes premiers tests", je suis curieux de connaître la suite."

(Je signale au passage à Monsieur Rives qu'il devrait s'interroger sur son utilisation du mail, car j'ai repêché son message in extremis dans la boîte à spam de mon gmail, à qui pourtant je n'avais jamais dénoncé Monsieur Rives, je le jure.)

Hum, en effet, je ne suis pas très assidue sur ce blog. Travail travail, mais aussi... j'ai rendu l'iLiad à un collègue qui travaille sur le papier électronique, et je n'ai donc plus de livrel pour continuer mes expériences. Donc, si c'est juste pour relayer l'actualité du domaine, d'autres le font bien mieux que moi, Aldus par exemple.

Ceci ne m'empêche pas de continuer à penser à l'encre électronique et plus particulièrement aux livrels. La question me taraude, même : est-ce que j'en achète un, tout de suite, ou pas ?

Plus je regarde le sujet, et plus je suis tentée par le Cybook Gen3 de Bookeen, et ça fait plusieurs fois que je me retiens de cliquer sur "acheter", parce que bon, c'est quand même 350 euros, et que je n'ai ni l'habitude, ni les moyens de pratiquer l'achat d'impulsion pour de tels montants.

Un peu échaudée sans doute par mon expérience du lecteur MP3, sur lequel je me promettais de faire mille choses - notamment d'écouter en podcast les émissions radio les plus intéressantes que j'avais manquées, d'écouter des livres (d'excellents enregistrements sur Télérama Radio) et de prendre des cours d'italien - et qui finalement passe le plus clair de son temps sur mon étagère, parce que ça me prend trop de temps de gérer la mise à jour de mes podcasts, en ligne et sur le terminal, parce que la batterie n'est jamais chargée quand j'envisage de l'attraper au vol pour sortir, parce que dans les transports en commun, je n'entends rien... Bref, parce qu'il faut faire un effort pour intégrer ce type d'outil dans ses pratiques régulières pour en tirer le bénéfice, et que le rapport temps investi / bénéfice d'usage n'est pas évident pour moi en ce qui concerne le lecteur MP3.

Donc j'en suis encore à peser le pour et le contre, et je me fais mentalement la liste des bonnes raisons pour l'acheter maintenant... et tout autant pour attendre. Pourquoi ne pas la partager avec vous ?

Mes bonnes raisons pour acheter le Cybook de Bookeen (l'iLiad est définitivement trop cher pour mon budget personnel, et le Kindle ne me tente pas du tout, et pas seulement parce que c'est Amazon), donc :

  • J'ai bien aimé mes premières lectures de livres sur l'iLiad.
  • L'objet me tente, je suis impatiente de m'approprier cette nouvelle pratique, d'en découvrir toutes les facettes concrètes, et, peut-être, de découvrir de nouveaux plaisirs, de nouvelles approches dans la lecture.
  • L'objet me tente, parce que sans être (j'espère) une "techno-fashion victim", ça ne me déplairait pas de faire partie des premiers lecteurs à faire vraiment cette expérience. Le livre électronique est la plus grande révolution du livre depuis Gütenberg, non ?
  • Il est petit, je pourrais l'avoir dans mon sac tout le temps, avec une foultitudes de livres dedans, et partir en vacances avec une tonne de bouquins sans en porter le poids.
  • Je lis quand même pas mal de littérature classique, et l'offre gratuite disponible en la matière se développe de jour en jour.
  • Les prix des ouvrages contemporains assurément vont baisser, mais... (voir les bonnes raisons pour ne pas l'acheter).
  • L'offre de Feedbooks s'étoffe, et je viens de voir qu'Irène Delse (dont j'adore le blog) y a publié des nouvelles : une bonne occasion de faire connaissance avec son style romanesque avant de me lancer à acheter ses autres livres (qui ne sont pas précisément dans le genre littéraire que je lis, si j'ai bien tout compris, sinon j'en aurais déjà acheté).
  • La même Irène a justement acheté le Cybook, et a l'air d'en être très contente.
  • Il utilise la dernière technologie en matière de ePaper, donc avec un écran plus blanc que l'iLiad (Aldus l'a prouvé sur son blog).
  • Il lit beaucoup de formats... et même des MP3. Tiens tiens, pas une fana des "couteaux suisses électroniques", je fais partie de ceux qui ont encore un téléphone mobile + un Palm, mais là, les interactions me paraissent plus évidentes... Lire en musique, bien sûr, mais peut-être aussi, à vérifier, avoir la possibilité de mettre des bookmarks sur le dernier cours d'italien que j'ai suivi... et éventuellement avoir les pdf des exercices et autres listes de vocabulaire proposés par le site web sous les yeux pendant que je prends mon cours. Voilà qui ne serait pas bête.
  • Il lit les SD Cards que j'ai déjà, donc pas besoin d'acheter de la mémoire supplémentaire, et j'ai un lecteur de SD Card sur mon PC.
Mes bonnes raisons de ne pas l'acheter :
  • Les prix vont encore baisser.
  • Je ne vais pas l'amortir (cf mes calculs économiques précédents).
  • Attendons la prochaine version, il y aura eu suffisamment de retours utilisateurs pour qu'elle soit vraiment mieux (A propos, Monsieur Bookeen, vous ne précisez pas sur votre site si nous pourrons télécharger les nouvelles versions de l'application, comme on peut le faire avec l'iLiad, si je ne me trompe pas)
  • Est-ce que je ne vais pas trouver l'écran trop petit ? Notamment pour lire des pdf qui n'ont pas expressément été produits pour lui ? (pas l'intention de me faire les transcodages, conversions et autres bricolages moi-même, j'ai bien d'autres manières de perdre mon temps... plus agréablement)
  • Les livres payants qu'on trouve actuellement ne sont pas ceux que je lis... et je ne sais pas quand ni à quel prix l'offre qui m'intéresse sera disponible. Finalement, je risque de partir en vacances avec le livrel ET trois tonnes de livres dans ma valise...
  • Est-ce que ça ne va pas me lasser aussi de charger l'engin, d'organiser ma bibliothèque virtuelle ? Déjà que je passe trop de temps sur Internet et pour maintenir mon PC à jour...
  • Je ne l'ai toujours pas tenu en main, et quand même ce n'est pas raisonnable d'acheter un tel objet à partir de quelques photos et vidéos.
Ce sur quoi je n'ai pas d'opinion :
  • Bien que travaillant pour un opérateur de télécommunications, eh bien j'avoue que l'absence de connexion Internet sur le Bookeen ne me gêne pas vraiment, mais je ne suis pas tout à fait certaine de ne pas le regretter après achat éventuel de l'objet. Comme je l'ai déjà écrit, pour lire la presse et les fils RSS de mes blogs préférés, en fait je préfère mon PC, parce que c'est là que je peux vraiment interagir avec ce que je lis : tagger dans mon delicious, copier dans mon Scrapbook, blogger, transférer, annoter, répondre (aux billets des bloggeurs)... Et ma consommation de l'actu, c'est l'interaction. Le livrel, j'en ai envie pour lire des livres, que je peux faire l'effort d'aller télécharger sur Internet (copier sur une SD Card, c'est simplissime, immédiat, sans fil, et hop, on n'a plus qu'à changer la carte de terminal, et ça marche tout de suite), parce que je n'aurai pas besoin de le faire tous les jours. Mais est-ce que je ne vais pas râler, justement, en vacances, de ne pas pouvoir l'utiliser pour lire l'actu, ou éventuellement pour acheter des livres en ligne ?
Bilan, très provisoire sans doute : 11 "bonnes" raisons de l'acheter, 7 de ne pas le faire. Mais ceci n'est pas un choix purement mathématique ,-)

Si vous voyez d'autres "raisons", bonnes ou mauvaises, à me suggérer, je vous lirai avec intérêt.
Bon, je ne suis pas du tout sûre d'avoir répondu aux attentes de Bruno Rives... mais j'ai au moins formalisé mon questionnement. Je ne sais pas si ça va vraiment m'aider à prendre une décision : quoiqu'il arrive, je sens bien que l'envie est là, et que je me cherche surtout des raisons pour attendre encore un peu, parce que, sur mes deniers personnels, je n'ai pas très envie d'essuyer les plâtres...

lundi 1 octobre 2007

Rencontres Tebaldo - Papier électronique communicant - 26 octobre 2007, Paris

Bruno Rives, fondateur de Tebaldo, m'invite. Malheureusement, je ne serai pas à Paris ce jour-là. Mais vous, peut-être que oui ?

Le message de Bruno Rives

Les 7èmes Rencontres Tebaldo "Papier Electronique Communicant, Stratégies et Enjeux", auront lieu le vendredi 26 octobre prochain, 72 rue du Faubourg Saint-Honoré, à Paris, de 9h30 à 15h00.

Outre l'actualité, très riche depuis nos dernières rencontres, nous aborderons les sujets suivants:

  • La place du roman sur ereader, projets éditoriaux intégrés - Stéphanie Chevrier, Flammarion
  • Etat de l'art, nouveaux modèles économiques (cas Les Echos) - Bruno Rives, Tebaldo
  • La place des marques sur les projets presse et éditeurs - Anne Kieffer, Havas Euromédia
  • Applications affichage au Japon, livre et journaux en Chine - Haruko Tsujita/Fanfan Zou, Ganaxa
  • Architectures, préparation et production de contenus - Neil Minkley, Ganaxa
  • Présentations des déploiements et expérimentations en cours: presse, éditeurs et libraires
  • Présentation du GeR2 à base de Vizplex, affichage grand format, encres couleurs, papiers flexibles (Samsung, Polymervision, Fujitsu, E-Ink...)
C'est une occasion unique de partager ressources et réflexions sur les stratégies et enjeux de cette nouvelle technologie.

Pour toute information et les modalités d'inscription:
http://www.tebaldo.com/seminaires.htm

jeudi 27 septembre 2007

Formats et usages potentiels des eBooks

Bon, plus de livrel pour le moment... Mais ça ne m'empêche pas de continuer à gamberger.

Je vais poursuivre sur la question des formats et des DRM, que j'ai déjà commencé à explorer, et surtout des usages, sur le mode très "égocentrique" : est-ce que ça vaut la peine que j'achète un lecteur, si oui lequel, et pour en faire quoi ? Pour un particulier, ça reste encore un investissement, et ça mérite donc quelques investigations préalables...

Je reprends la balle au bond sur l'intéressant papier de FeedBooks : DRM et standards.
Clairement, la question du standard (ou d'un nombre réduit de standards) est incontournable , même si les premiers lecteurs semblent proposer la lecture de différents formats. Bien évidemment, pas question d'acheter un livre sans être certaine que je pourrai encore le lire dans un an, cinq ans, dix ans. Et je ne suis pas la seule certainement.
Pour le moment, seuls les livres du domaine public peuvent faire cette promesse, parce que le txt ou le pdf, a priori, seront pérennes, notamment parce que ce sont des formats d'échange déjà très répandus. Pour les formats propriétaires, et a fortiori ceux sous DRM, c'est une autre histoire, l'expérience de la musique nous en donne régulièrement de croustillants exemples. Dans l'actualité, j'imagine que les clients de Virgin Digital à qui l'on annonce que le service ferme le 19 octobre, et qu'après, ils ne pourront plus lire la musique qu'ils ont payée doivent avoir la rage ! Certes, on leur explique comment la graver sur un CD (et donc en "craquant" le DRM, comique non ?), mais on n'a pas forcément que ça à faire, d'autant que, selon Doom9, ça dégrade la qualité sonore.

Ensuite, les livres, ça se prête (même si les vrais amoureux des livres répugnent à le faire, après des expériences douloureuses de livres jamais rendus, perdus, ou restitués en piteux état). Avec les DRM, on ne prêtera plus rien. Et on ne pourra plus faire don des livres qu'on veut évacuer de sa bibliothèque à Emmaüs ou n'importe quel autre organisme. Dommage.

Jusque là, je suis donc plutôt sur le même raisonnement qu'Hadrien Gardeur.

Là où je suis moins d'accord, c'est sur le souhait éventuel de transcoder toute sa bibliothèque en numérique. Je ne vois pas l'intérêt. Pour la musique la question est d'importance, car on réécoute des centaines de fois le même morceau, et on a envie de le mettre sur son baladeur pour l'emporter avec soi, tout en continuant à l'écouter sur sa chaîne HiFi. Mais un livre, un roman par exemple, on le relit rarement plus de 2 ou 3 fois, et encore, pour ceux qu'on a vraiment aimés, ou lorsqu'on travaille sur un thème ou un auteur. Et ma bibliothèque, je ne vais pas la jeter sous prétexte que j'achète un livrel. Donc si j'ai envie de relire un de mes livres, je reprendrai l'exemplaire sur mon étagère. D'autant plus que je ne vois pas au nom de quoi je devrais m'interdire de retrouver, plus ou moins régulièrement, le plaisir du papier. Pour le moment, j'ai la conviction qu'il y aura superposition des usages, et non substitution. Il faut attendre de voir comment la jeune génération va s'approprier le livre électronique (ou pas), pour faire des pronostics un peu avisés sur le sujet. Mais ceux qui, comme moi, aiment les livres aussi en tant qu'objets, et depuis leur plus tendre enfance, n'en feront pas le deuil.

Après, il y a la question des ouvrages pratiques, comme mes livres de cuisine bourrés de marques-pages, et d'annotations personnelles sur la manière de réussir la recette. Pour le moment, je note au fil du temps mes recettes préférées sur un blog, avec mes variantes personnelles, pour les partager plus facilement avec mes amis, cesser de me demander dans quel bouquin était cette géniale recette d'ossobuco, poser des liens vers les recettes d'autres blogs ou sites qui me plaisent, ou encore utiliser le moteur de recherche pour me remémorer comment accommoder le lapin. Le seul truc casse-pieds, c'est que je fais la navette entre l'ordi et la cuisine pendant la préparation. Donc il faudra que je trouve le moyen de backuper mon blog sur le livrel, nettement plus facile à poser sur la table de la cuisine que mon PC, même portable... ou à emporter avec moi pour savoir au pied levé dans le supermarché ce qu'il faut acheter pour refaire cette fameuse salade composée... Hum, un nouvel usage à explorer, différent de la lecture des fils RSS, car il s'agit ici non d'une actualité jetable, mais d'un fonds pérenne qui s'enrichit au fil du temps, et qu'on a besoin de conserver dans son intégralité, avec son organisation et ses outils de recherche. Quant aux nouveaux livres de cuisine que j'achèterai (car la richesse de l'offre de recettes disponibles sur le web ne m'empêche pas de continuer à acheter des livres de cuisine), pour sûr, j'aurai envie d'en avoir une version électronique... à condition d'avoir un écran couleur pour les photos qui font saliver, et qu'un outil de recherche sur le livrel me permette de rechercher "comment accommoder le lapin" dans tous les livres de cuisine stockés sur mon livrel... et uniquement les livres de cuisine (dans ce contexte d'usage, ça ne m'intéresse pas du tout de retrouver les livres de Balzac ou Flaubert qui mentionnent le mot "lapin"). Bon, pas encore pour demain !

Je finirai sur les livres plus techniques, genre mon manuel de retouche photo sous Photoshop, ou mes livres sur le codage HTML, CSS, Javascript et autres plaisirs. Ceux-là aussi sont bourrés de post-its et d'annotations. Et je finis régulièrement par recopier dans un doc word les éléments dont je me sers le plus souvent (où les manipulations sur lesquelles j'ai le plus souffert pour trouver la bonne solution), pour y injecter mes notes et astuces perso, des articles recopiés du web, et des liens vers des sites ou des forums qui me permettent de rester "up to date". Alors certes, pour ce type d'ouvrage, la mise à jour offerte par l'éditeur pour mon livrel, évoquée par Hadrien Gardeur, m'intéresse. Mais ce qui m'intéresse le plus, au final, c'est ma compilation personnelle, avec la capacité de retrouver très facilement l'information, via les outils de recherche de mon traitement de texte, mais aussi parce que c'est moi qui l'ait structurée, selon ma propre logique de fonctionnement. A quand le livre "mash-up" sur son livrel ?

Bon, je me suis bien égarée... Tant pis, trop tard pour remettre de la rigueur dans tout ce raisonnement. Et quitte à être complètement désordre, je veux juste terminer par un mot sur le billet d'Aldus à propos du CyBook de Bookeen. Ce qu'il en dit confirme mon intérêt prononcé pour ce lecteur là (même si je n'ai pas de grand cabas vernis ,-) . Mais je m'interroge sur le bien fondé de me précipiter sur les premiers exemplaires pour satisfaire mon impatience... ou d'attendre une V2 plus aboutie. Entre autres, c'est quoi cette histoire d'amélioration du bouton ? C'est déjà pour le moment l'élément qui suscite le plus de réserve de ma part : je me demande ce que ça donne en terme de "sensation" pour tourner les pages, notamment en comparaison de l'iLiad, dont vraiment j'ai adoré la barre latérale de défilement des pages. Très agréable à utiliser, elle confère au geste tout à la fois une sorte de naturel, une réminiscence du geste qu'on a avec un livre papier, et une spécificité qui différencie ce reader de tout autre type de lecteur "presse bouton" comme mon baladeur MP3, offrant à la lecture électronique un caractère unique. Hum, il faut vraiment que j'arrive à tenir un Bookeen en main, rien d'autre ne pourra me convaincre définitivement que c'est celui-là, et pas un autre, sur lequel je jetterai mon dévolu.

iLiad : nouvelle version du logiciel, téléchargeable chez iRex Technologie

Je continue à relayer les messages qu'on me transmet par mail...

Message de 4DConcept

La version 2.11 du logiciel embarqué sur l'iLiad est disponible.
Parmi les nouvelles fonctionnalités :

  • les améliorations sur la gestion des réseaux disponibles
  • la fonction suivant/précédent dans les fichiers PDF.
La note de release est disponible sur le site d'iRex Technologies, et indique comment télécharger cette nouvelle version logicielle directement sur son iLiad, après s'être créé un compte sur My iRex.

lundi 24 septembre 2007

L'offre de livres électroniques et modèles économiques

Suite à mes "extrapolations", Guillaume, de Numilog, m'a conseillé de lire (sur mon iLiad), l'étude réalisée par son entreprise sur l'élaboration d'un modèle économique pour Europeana, la bibliothèque numérique européenne.
Comme je suis une fille sérieuse, même si de temps en temps ça fait du bien de rêver un peu (sinon, réfléchir à l'innovation serait très emm...), j'ai dévoré les 80 pages ce week-end, sur l'iLiad en effet (sans problème, sauf pour le schéma du système d'identification CAS, dont les légendes sont "mangées").

J'avais déjà identifié Europeana, admiré les fac-similés d'ouvrages anciens en pdf, et les contenus déjà riches. Je suis moins convaincue par la navigation, mais le service est en devenir, et je ne suis sans doute pas exactement le public visé par les premières étapes.

L'étude de Numilog apparaît assez pertinente en matière d'articulation des missions et des acteurs, proposant qu'Europeana fournisse directement sur son portail les oeuvres du domaine public, et des liens vers les plates-formes de diffusion payantes pour les ouvrages sous droits, qui seraient cependant présentés sur Europeana avec accès à la recherche plein texte. De cette manière, l'intégration d'Europeana dans la chaîne de valeur de l'édition ne perturberait pas les équilibres économiques actuels, et pourrait constituer à la fois un service public très performant, et un outil de promotion du livre pour l'édition sous droits.
On peut également y apprendre que, contrairement aux idées reçues, il coûte moins cher de numériser en masse des ouvrages papier pour les diffuser en édition électronique, que ceux déjà numérisés pour les besoins de la chaîne graphique.
Mais je ne vais pas tout résumer, et vous renvoie à l'étude, claire et facile à lire.

Ma réflexion s'oriente en parallèle vers deux questions :

  • La première concerne la diffusion des ouvrages du domaine public et leur place dans les équilibres économiques : ils concernent encore une part non négligeable des ventes en librairie, notamment vers les écoliers, lycéens et étudiants (et les bibliothèques qui leurs sont dédiées), et constituent en ce sens un socle économique pour les éditeurs et les libraires. Qu'en sera-t-il dans l'hypothèse de la diffusion du livre électronique, qui commence (et se poursuivra) avec une large diffusion gratuite de ces ouvrages ? La filière peut-elle vivre sans cet apport ?
  • La seconde concerne le prix public de vente des livres électroniques, notamment les oeuvres récentes sous droits. L'étude de Numilog ne donne pas d'éléments concrets sur ce sujet, ce n'était pas son objet. Mais les premières offres disponibles, celle de Numilog justement, ou celle de Mobipocket (filiale d'Amazon) ne m'apparaissent pas réellement incitatives : on est parfois très proche du prix d'un livre papier, avec des questions potentielles concernant les DRM et l'interopérabilité, plusieurs solutions cohabitant d'ores et déjà sur un marché qui démarre tout juste. Concrètement, on se retrouvera avec un bouquin qu'on ne peut pas prêter, et qu'on ne pourra peut-être plus lire si on change de "reader" (mêmes questions que pour la musique, donc).
    Mon propos n'est pas ici n'est pas de polémiquer sur cette question : il est évident que sans DRM, il n'y aura pas d'offre, car pas de viabilité économique. Ma question est celle de l'attractivité pour les consommateurs, et notamment pour "amorcer la pompe". Les lecteurs ePaper sont encore chers, et je ne sais pas bien à combien ça peut descendre, ni à quelle échéance. En attendant, je pense que tout acheteur potentiel fait son petit calcul d'amortissement. Et même si le livre électronique offre d'autres intérêts que la simple économie d'achat des ouvrages, ne serait-ce que l'encombrement (de nos bibliothèques, de nos sacs à main ou de voyage, etc.), je ne suis pas certaine que le grand public soit prêt à payer au global plus cher pour lire ses bouquins sur un ePaper. L'adoption massive de l'objet se fera à budget constant, voire avec un léger avantage économique en faveur du livrel.
    Je me suis livrée à premier calcul "à la louche" : pour que l'affaire soit "rentable", il faut que je profite de l'offre d'oeuvres gratuites du domaine public. Si je table sur un prix moyen de 7 € pour ce type d'ouvrage en poche (y compris les frais de port ou mon ticket de bus pour descendre à la librairie), il faut que j'en lise un par semaine pendant un an pour amortir l'achat d'un ePaper à 350 euros (la version de base du CyBook de Bookeen, par exemple). Bon, OK, mais dans mes pratiques actuelles, les ouvrages du domaine public représentent, hum... toujours "à la louche", 10% de mes lectures annuelles (qui sont de l'ordre d'un livre par semaine au global). Est-ce que je vais modifier mes pratiques sous prétexte de lire sur mon livrel ? Pas sûr... et d'ailleurs, si je le faisais, ça ne ferait pas du tout l'affaire des éditeurs et des libraires...
Il reste donc encore beaucoup de travail, et d'inconnues, au moins pour moi qui aborde la question en simple amateur curieux, pour mettre en place une offre réellement "équilibrée", selon les termes utilisés dans l'étude de Numilog...

Fin du test ... et petite comparaison entre lecteurs

Bon, pas de chance, il va falloir que je le rende, on me le réclame... je commençais déjà à m'y attacher, ça fait tellement longtemps que je rêvais d'un tel outil !
Encore deux jours pour, frénétiquement, terminer mon premier jeu de tests. Au moins pour avoir quelques points de repère si je décide de m'acheter un lecteur ePaper...

A priori, l'iLiad fait tout de même partie des plus séduisants, notamment par son ouverture.
Contrairement à ce que pense Aldus, ce n'est pas forcément le WiFi qui est le plus important à mes yeux, puisque ce n'est pas le journal que je lis, mais plutôt des livres, des études, des rapports. Et pour un document qui fait au minimum une trentaine de pages, je peux faire l'effort de connecter mon ordinateur. Finalement, le système que je trouve le plus pratique, c'est la SD Card : du coup, je n'ai même pas utilisé le logiciel compagnon, que j'avais pourtant chargé, et je n'ai rien inscrit sur ma mémoire interne de l'iLiad, en dehors des quelques éditions des Echos que j'ai téléchargées via mon câble Ethernet (la flemme de paramétrer le WiFi de ma box, eh oui, chez moi, c'est tout en câbles, je crains les ondes, le piratage, le débit variable ou amoindri, et toute cette sorte de choses. Le WiFi, c'est super en situation nomade, mais pas chez moi !). Donc, la SD Card, c'est parfait. Je télécharge mes contenus sur mon PC, je les transforme si nécessaire (pour les articles de presse que j'ai envie de lire au calme dans mon fauteuil ou dans mon lit, PDFCreator paramétré en imprimante sur du papier A5, ça marche super), je glisse le tout dans un dossier spécial eBooks, et je transfère sur ma SD Card quand j'ai envie de renouveler mon stock de lecture, c'est très rapide via le lecteur SD de mon PC.

Ce qui est important, fondamental en revanche, c'est l'ouverture des formats.
Petite revue rapide des produits disponibles sur le marché, vu sous cet angle :

  • Exit le Walkbook turc, découvert sur le blog d'Aldus, dont le prix est attractif (328 € livraison comprise) : il ne lit pas le pdf, et les livres gratuits qu'il propose sont dans un format propriétaire, ou du moins confidentiel, le wol, que je ne peux pas lire sur mon PC... Alors certes, le lecteur est livré avec un logiciel de conversion, mais entre faire une manip de temps en temps pour adapter un document, et devoir la faire systématiquement, il y a une marge ! Quid ensuite des livres protégés avec des DRM pour les éditions sous droits ? On sera cantonné au choix proposé par UBIT, la librairie électronique associée au Walkbook ? Car, si comme Aldus je pense que je ne me priverai pas du papier, si j'investis dans un ePaper, c'est malgré tout pour pouvoir y lire un maximum de choses, y compris de l'édition payante de titres récents que je n'ai pas envie de mettre dans ma bibliothèque, ou que je trouve plus pratique d'emporter en déplacement sur un livrel.
  • Pour le nouvel e-reader des Echos, un format propriétaire (SDK) plus pdf, txt, jpg, html... mais si je comprends bien la formule "via utilitaire fourni", il faut aussi se transcoder les fichiers des formats précités en SDK pour les lire sur l'appareil... 450 $ tout nu, ou 649 € avec un abonnement d'un an au quotidien économique.
  • Le Cybook de Bookeen semble à cet égard plus intéressant (html, txt, rtf, pdf, jpg, gif, png mobipocket... et sa capacité à dézipper les fichiers tout seul, et puis aussi lire des mp3... donc des podcasts et des audiobooks), mais le format de l'écran, s'il est plus facile à transporter, interdit la lecture de document pdf non spécifiquement formatés pour lui. Moins cher que l'iLiad (350 €), il n'est en revanche pas encore commercialisé semble-t-il, alors que le lancement était prévu pour juillet... On l'annonce maintenant pour fin septembre. Je m'inscris sur le site pour être avertie, j'aimerais assez le tester pour savoir si je le mets sur ma wishlist de Noël...
  • Le Sony PRS est assez ouvert aussi... (PDF, TXT, RTF) sauf pour les formats avec DRM (BBEB Book), où le fabricant voudrait bien réitérer le fonctionnement d'Apple avec iPod/iTunes... en enfermant l'utilisateur dans son écosystème. 280 $, donc le moins cher de ce rapide tour de piste... mais combien ensuite pour les eBooks sous droit ??? et avec quel choix ?
Au final, l'Iliad s'en tire assez bien (PDF / HTML / TXT / JPG / BMP/ PNG / PRC, et un système assez ouvert pour que les développeurs externes proposent des applications permettant de lire d'autres formats) si ce n'est pour son prix (649 € tout de même... soit le plus cher de tous). Mais il est aussi le seul à proposer 16 niveaux de gris, ce qui est appréciable en attendant la couleur... Par contre, ce qui m'inquiète, c'est l'apparition d'images fantômes sur l'écran, déjà, alors que l'engin a à peine un mois, et que je prends bien soin de l'éteindre entre deux lectures... Elles semblent s'atténuer un peu lorsqu'on lit un nouveau document, mais c'est tout de même assez gênant. Normal ? Défaut de fabrication sur cet exemplaire spécifique ? Aldus devrait avoir la réponse, lui qui pratique l'objet depuis un an ,-)

jeudi 20 septembre 2007

iLiad V2

Depuis que j'ai ouvert ce blog, différents intervenants dans le domaine du ePaper m'ont inscrite dans leur liste de diffusion (hum, et l'opt-in ??). Pour que tout le monde profite du spam, je relaie les messages en rapport direct avec le sujet de ce blog (ça ne va pas calmer le phénomène ,-)

Message de 4DConcept

La société française 4Dconcept, distributeur de l’iLiad et intégrateur de solutions autour de la technologie e-paper, annonce la commercialisation de la version 2 de l’iLiad, développée par son partenaire iRex Technologies.

Plus puissante et plus résistante
La version 2 de l’iLiad a été réétudiée et relookée, notamment la partie arrière du châssis de la tablette afin de rendre cette dernière plus élégante, mais aussi plus stable lorsque celle-ci est posée sur une surface plane. Mais les évolutions ne s’arrêtent pas là. Le nouveau châssis offre un meilleur maintien de l’écran et des composants électroniques, limitant ainsi les risques de casse.

Avec quasiment 20% de capacité en plus au niveau de la batterie, la nouvelle version de l’iLiad vous fera profiter de vos livres, journaux et documents favoris encore plus longtemps. En fonction de votre utilisation de l’iLiad, la nouvelle batterie vous permettra de lire jusqu’à 15 heures d’affilée.

Le boîtier de raccordement a également été totalement réétudié. Plus léger et plus compact, il peut être emmené partout. Et, comme la mobilité est primordiale, une housse protectrice a été ajoutée, réduisant ainsi les risques d’endommagement accidentel pendant les déplacements.

Plus qu’une simple machine
La version 2 de l’iLiad est fournie avec la dernière version (V 2.11) du système d’exploitation. Cette version est, au même titre que les autres mises à jour logicielles, accessible à l’ensemble des utilisateurs de l’iLiad. Comme pour les précédentes versions, les formats PDF, HTML, texte et Mobipocket sont pris en charge et, avec le logiciel PC Companion, vous pouvez convertir quasiment tout type de document dans un format compatible avec l’iLiad.

La prise de notes et l’annotation de documents PDF faisait également déjà partie des précédentes versions, mais la version 2.11 inclut des avancées majeures en matière de précision. Une nouvelle fonctionnalité de calibration du stylet a été ajoutée.

Enfin, le nouveau gestionnaire de connexion facilite l’accès aux réseaux sans fil ; il vous suffit désormais de sélectionner n’importe quel réseau disponible et de vous connecter.

La nouvelle version de l’iLiad est disponible dès le 14 septembre à la commande sur le site Internet 4Dconcept.

mardi 18 septembre 2007

Possible... ou probable

Bon, en effet je n'a pas eu la patience d'attendre très longtemps pour aller voir le court métrage des éditions Editis "Possible... ou probable". J'ai trouvé ce film et les cas d'usage évoqués extrèmement séduisants.

Pour en faire mon commentaire, je vais m'appuyer sur les deux billets de FeedBooks (premier et second), en utilisant son découpage. Je vais tâcher d'éviter les redondances, en complétant si ça me semble nécessaire, et en contredisant si je ne partage pas son avis.

La scène de l'appartement
Je vais m'attarder en particulier sur le petit eBook orange utilisé par la jeune femme, avec son double écran et sa grande finesse. En tant qu'utilisatrice potentielle, c'est celui-là que je veux, et le double écran me semble avoir un réel intérêt. Je ne crois pas qu'on doive forcément se défaire de ses anciens modes de lecture, et surtout, ce double écran permet d'envisager la reproduction de belles photos en doubles pages. Par ailleurs, il permet le cas échéant de séparer les fonctions, l'écran de droite semblant dédié aux transactions et aux communications. J'aime l'idée potentielle de faire glisser uniquement des fragments du document que je visualise sur l'écran de gauche vers l'écran de droite, pour éventuellement ajouter des commentaires et refaire ma composition, avant de l'envoyer à quelqu'un d'autre, ou de le stocker pour un autre usage, une présentation ou un rapport par exemple. Ce mode d'utilisation me semble beaucoup plus ergonomique avec deux écrans plutôt qu'un seul (voir simplement la difficulté qu'on a parfois à réorganiser un diaporama powerpoint depuis un écran unique).

Concernant les manipulations tactiles de l'iLiad, que je suis en train de tester (c'est justement le propos de ce blog), il n'y a justement pas de fonctions tactiles (à moins que je sois passée à côté de l'essentiel ??), et personnellement ça me manque. Pour utiliser les fonctionnalités qui s'activent depuis l'écran, il faut utiliser un stylet, et ce n'est pas du tout la même chose que son doigt. Moi qui écris depuis longtemps avec le bout de mon ongle sur mon Palm Pilot, ou qui y coche mes listes de courses d'un geste négligent en remplissant mon caddie de supermarché, je sais de quoi je parle. J'entends bien les considérations techniques et énergétiques, mais si nous parlons de séduire vraiment les utilisateurs, il me semble que les fonctions tactiles sont quasi indispensables. Il suffit de se souvenir, ce n'est pas si vieux, de l'engouement autour de l'iPhone : c'est essentiellement grâce à son ergonomie tactile. J'ai assisté à une présentation publique au MacWorld, et ces manipulations arrachaient exclamations et acclamations. Il me semble que le succès des terminaux tient pour beaucoup à leur esthétique, et surtout à leur ergonomie d'usage.

La scène de la librairie
Bon, forcément, elle me fait sourire, parce qu'elle répond très exactement à mes projections "en live". Et peut-être que, comme fille d'ex-libraires, je suis sensible à l'idée qu'ils ne disparaissent pas... Cependant, pour avoir interrogé des bloggeurs sur le thème "comment choisissez-vous vos livres", et lire régulièrement leurs récits d'achats en librairie, je ne crois pas vraiment qu'on puisse se passer de la flânerie en rayon. Personnellement, je ne flâne pas sur Amazon ou Alapage, et leurs recommandations m'emm... Quand j'y vais, c'est parce que je cherche un truc précis, éventuellement un bouquin en langue étrangère que je ne trouve pas facilement dans une librairie française, identifier facilement tous les bouquins disponibles d'un auteur... et surtout noter dans ma wishlist tous les bouquins dont j'ai entendu parler, par des amis, sur des blogs, à la radio, dans la presse. Ce qu'il y a de formidable dans cette wishlist, c'est que je peux l'avoir avec moi partout, puisqu'elle est sur le net, et la transmettre facilement à mes proches, y compris pour acheter... dans une "vraie" librairie.

Ce scénario, qui mixe livre électronique et livre papier, me paraît donc hautement probable... et souhaitable. Mais j'adhère à la problématique de l'économie du système : si les librairies électroniques viennent à concentrer les ventes de "best-sellers" qui constituent le socle de viabilité économique des libraires indépendants, il ne leur restera que les niches spécialisées pour survivre.

Le voyage à Bruges
Je partage assez la vision d'Hadrien Gardeur sur les terminaux "couteaux suisses", même si c'est toujours tentant de s'imaginer avec un seul terminal à tout faire dans la poche. Mais moi la première, j'ai gardé mon Palm et mon téléphone mobile : l'ergonomie d'utilisation d'un Smartphone en tant qu'assistant personnel est une calamité (sans doute un peu moins cependant pour les jeunes qui tapent du SMS à longueur de journée, ce qu'il ne faut pas négliger en matière de prospective à long terme).

Et en effet, ce que j'apprécie dans l'iLiad, c'est qu'il est dédié à la lecture, avec un écran très lisible, et le plaisir de se retrouver immédiatement sur la dernière page qu'on a lue lorsqu'on le rallume pour continuer un bouquin.

Mais un bel écran ePaper sur un terminal GPS, pour afficher en grand les plans et les pages de mon guide touristique, malgré tout, ça me tente... Bon, tout ça va un peu plus loin que mes petites réflexions du dimanche ou du soir après le boulot... Il faudra que j'y repense ,-)

J?? : extrapolations...

Bon, je me relâche... en fait, je sais que je vais avoir plus de temps pour tester, personne ne revendiquant l'objet pour le moment, donc je me presse moins d'écrire mes impressions... et je cesse de compter les jours !

En revanche, grâce à ce blog, je découvre des tas d'initiatives qui m'avaient échappé jusqu'alors : j'aborde le sujet du livre électronique en dilettante, et pour mon plaisir personnel. Par exemple, via le blog de Feedbooks, j'apprends qu'Editis a tourné un court métrage "Possible... ou probable", qui propose des pistes de mise en situation concrète du livre électronique.

Avant d'aller regarder le film (je n'y résisterai sans doute pas longtemps), je vais d'abord livrer mes "élucubrations personnelles" sur le sujet, issues d'une simple conversation avec mon conjoint. Je prendrai ultérieurement le temps d'approfondir la réflexion, et de réagir à celles des autres, qui s'annoncent passionnantes.

Mes réflexions personnelles sont notamment axées sur deux aspects :

  • la simplicité d'usage, parce que le temps n'est pas extensible, et que les technologies selon moi doivent désormais "apprendre l'humain" et pas l'inverse, pour nous offrir une "expérience utilisateur" pratique et immédiate, ne nécessitant aucun apprentissage ;
  • le nomadisme, parce que je suis nomade, et que comme tout le monde je pense, j'ai envie d'utiliser intelligemment mes temps de transport plutôt que de les perdre.
A l'intersection, il y a pour moi dans le livre électronique un intérêt majeur à pouvoir charger en instantané et quasiment n'importe où le contenu que je souhaite consulter. Parmi les scénarios qui me viennent spontanément à l'esprit, je pense que le ePaper changera notamment notre consommation de la presse.

Je dois signaler au préalable que je m'éloigne ici de mon test de l'iLiad pour me projeter dans ce que seront les terminaux de demain. Le livre électronique m'apparaît en effet comme inéluctable. Je ne sais pas exactement quelle sera la forme du terminal, mais je crois que nous en aurons tous un dans la poche, comme nous avons aujourd'hui des téléphones mobiles, ou des lecteurs mp3. Il faudra pour cela réunir au moins trois conditions :
  • un terminal de faible encombrement et peu fragile, avec une surface d'écran suffisante pour une lecture confortable (qui a vraiment envie de lire des livres sur l'écran de son Palm Pilot ou de son téléphone mobile ?) de contenus différents (livres, presse, documents professionnels)
  • un prix abordable pour tous les publics
  • un nombre réduit de "standards" de publication, permettant idéalement de télécharger tout contenu textuel sur l'objet, sans avoir à se soucier de compatibilité ou de traitement préalable du document (je veux pouvoir consommer tout de suite sans me poser de question).
Une fois ces trois conditions réunies, on a bien sûr envie de pouvoir accéder en tout temps et en tout lieu à la quasi intégralité des contenus disponibles. Il faudra pour cela s'appuyer sur les "réseaux pervasifs", selon le beau vocabulaire promu par Rafi Haladjian, WiFi, 3G mobile, ou autres. Il faudra encore un peu de patience, mais on y vient progressivement.

Mais revenons à mon premier scénario d'usage, très simple en fait, et qui transpose une pratique quotidienne pour beaucoup d'entre nous : passer par le kiosque presse avant de prendre les transports urbains, ou se contenter d'attraper le journal gratuit mis à notre disposition à l'entrée du métro. Avec l'avènement du livre électronique, on peut imaginer qu'au moment où j'entre dans l'espace du transport urbain (ça peut commencer sous l'abribus comme au portillon du métro), je téléchargerai automatiquement et instantanément ma presse du jour. Par défaut, les gratuits disponibles dans la station, ou bien, si j'ai pris la peine de faire un choix, voire de m'abonner à mon journal payant préféré, uniquement ma sélection de quotidiens ou magazines. Il ne me restera plus qu'à trouver une place assise pour consulter confortablement les titres et les articles qui m'intéressent.

Et comme la presse est un support de réflexion et de travail, je pourrai très simplement annoter, transférer et partager mes lectures du jour avec mes collaborateurs professionnels, les amis qui partagent mes centres d'intérêts, voire les lecteurs de mon blog à qui je signalerai les articles méritant lecture, réflexion et commentaire.

Par extrapolation, je me suis demandée ce qu'allaient devenir le kiosque à journaux, le Relais de gare ou d'aéroport... et mon libraire préféré.
Sans entrer dans une réflexion approfondie sur la filière de l'édition, j'entrevois en première approche un certain nombre de fonctions qui restent essentielles dans la distribution, car elles organisent la découverte du lecteur, et partant, structurent en partie ses envies de lecture :
  • l'affichage, la présentation
  • le conseil et la sélection
  • et pour les librairies en particulier, le classement des ouvrages et la constitution de ce qu'on appelle "le fond de librairie".
La manière de choisir ce que l'on lit est en effet une question fondamentale. Voir la une des titres de presse, ou flâner entre les tables du libraire sont des activités auxquelles je ne renoncerais pour rien au monde, et je pense ne pas être la seule. Il me semble que ces fonctions pourraient subsister. Rien n'interdit de continuer à fréquenter ces lieux, pour pouvoir y choisir ses lectures, et la forme sous laquelle on souhaite la consommer : je peux décider que pour tel magazine d'actualité que j'achète en fonction du contenu du numéro, je préfère la version électronique téléchargeable au kiosque, mais que pour une revue d'art, je préfère le beau papier et le grand format des photos en double page. De même pour les livres. J'ai en effet l'impression que, comme pour tous les médias, les supports ne se remplacent pas, ils se superposent. Et je crois que le papier ne fera pas exception, par ses qualités propres et celles des objets qu'il permet de fabriquer.

Restera la question cruciale de la fragmentation des pratiques, équivalente à la fragmentation des audiences des médias de masse telle qu'elle apparaît aujourd'hui avec le développement d'Internet, qui posent le problème de la viabilité économique des différentes filières de distribution des contenus. Mais ceci est une vraie réflexion à mener, très au-delà de mes rêveries de lectrice nomade...

vendredi 7 septembre 2007

J8 : une fausse bonne idée...

Aujourd'hui, éclair de génie, du moins le croyais-je. Puisque l'iLiad lit très bien les pdf, j'ai pensé que j'avais enfin trouvé la bonne solution pour lire, lors de mes fréquents voyages en avion par exemple, toutes les études et dossiers professionnels qui pèsent une tonne dans ma valise. Me voici donc, pleine d'enthousiasme, déplaçant allègrement sur une SD card le contenu du dossier "A lire" dont le raccourci me nargue tous les matins sur le bureau de mon ordinateur. Quel bonheur de troquer environ 5 kilos de papier pour un petit carré de plastique qui tient dans la poche ticket de mon jean ! Et quelle économie de papier en perspective !

Mais pas de chance : les documents professionnels encodés en pdf sont conçus pour... l'impression papier, ou éventuellement la lecture sur un écran d'ordinateur. Transférés sur l'écran de l'iLiad, les textes sont trop fins pour être lus sans attraper un sérieux mal de tête. Seules les présentations de type Powerpoint transformées en pdf sont parfaitement lisibles : il suffit de les basculer en format paysage.

Pour les autres, j'ai tout essayé. Le basculement en format paysage rétrécit encore le rapport d'affichage. Agrandir l'affichage ? Certes, la fonctionnalité est assez sympathique à première vue : il suffit de tracer une diagonale avec le stylet sur l'élément à agrandir... mais il faut un sacré coup de chance pour trouver l'ampleur du geste qui correspond à la bonne dimension d'affichage. Car une fois l'élément agrandi, on ne peut pas le déplacer, comme on le fait par exemple avec une page web, pour découvrir les parties cachées de la page. Pas "d'ascenseur" sur l'iLiad.

Et puis on perd tous les liens hypertextes, ne serait-ce que ceux du sommaire. En réalité, je pense que c'est lié au format d'encodage du document. Dans le numéro quotidien des Echos, les liens en effet sont actifs. Il va donc falloir que je creuse la question, pour savoir s'il existe une option spécifique pour la génération de fichiers pdf, qui permette de conserver les liens.

Pour mes expérimentations du jour, ce sera donc un avis mitigé. Avant de pouvoir confortablement utiliser l'Iliad pour la lecture de documents professionnels, il va falloir que les producteurs de documents proposent des mise en page et des formats typographiques adaptés.

mercredi 5 septembre 2007

J7 : le ePaper, c'est vraiment bien pour les livres...

Depuis dimanche soir, je suis plongée dans un Jules Verne, Le Rayon-Vert, que je reprends chaque soir avec le même plaisir qu'un vrai livre, grâce au format pdf qui restitue une mise en page tout à fait conforme à celle que l'on pratique habituellement dans l'édition, et une excellente restitution des typographies.

Deux regrets cependant :

  • Pour lire au lit sans déranger son voisin qui dort, on regrette l'absence d'un rétro-éclairage qui permettrait de lire sans lumière.
  • J'aimerais bien aussi pouvoir régler la couleur de fond de page, que je trouve un peu grise. Sans doute un vrai blanc serait-il éblouissant et fatigant pour la vue, mais un peu moins gris quand même, ce serait plus agréable.

dimanche 2 septembre 2007

J4 : continuons avec les livres...

Les livres de la Bibliothèque numérique du Québec sont très bien présentés. Les fichiers sont déjà formatés en pdf, et il suffit de les ouvrir dans l'iLiad, sans avoir quoi que ce soit à ajuster pour avoir des pages impeccablement formatées, et donc la sensation de lire "un vrai livre". Aujourd'hui, Chéri de Colette, 200 pages environ.

Avis mitigé :

  • J'ai cru que la batterie ne me permettrait pas de terminer, mais c'était une fausse alerte. Il a tout de même fallu remettre l'iLiad en charge après cette lecture... et il est vraisemblablement impossible de dévorer un gros pavé d'une seule traite sans recharger l'objet.
Points positifs :
  • Avec un document en format pdf, on a une information claire sur la pagination : 1ère et dernière page, page en cours affichée en milieu de barre de pagination. C'est moins évident pour les formats txt, qui ne sont pas paginés nativement.
  • Lorsqu'on éteint l'iLiad et qu'on le reprend plus tard, le document s'ouvre à la page où l'on s'était interrompu : pas besoin de marque page ou de pense-bête pour retrouver sa lecture où on l'avait laissée. L'appareil s'allume en outre sur la liste des derniers documents consultés.
  • Suffisamment léger, l'iLiad peut être tenu en main sans fatigue pour une lecture suivie.
Et par rapport à un vrai livre ?
Il n'en reste pas moins que pour l'amoureuse de l'objet-livre que je suis, il manquera toujours mille petits riens sensuels qui participent du plaisir de la lecture :
  • Dans les eBooks que j'ai manipulés pour l'instant, on perd tout à fait le design de la couverture... et de toute façon, l'affichage étant en niveaux de gris, on perd forcément une partie du graphisme.
  • La couleur, le toucher du papier, l'odeur de l'encre, disparaissent évidemment aussi.
  • L'épaisseur du livre ne fournit pas tout à fait la même information que sa pagination, même si la barre de pagination permet une appréhension visuelle intuitive de "là où on en est".
  • Plus possible de jeter un oeil discret sur le titre du livre que lit votre voisin de transport s'il utilise un iLiad...
  • Et puis, c'est définitivement la fin de mes marque-pages amoureusement bricolés, de mon timbre en relief sur la page de garde...
  • En revanche, plus de crainte qu'on ne me rende pas le livre que j'ai prêté, puisque je pourrai, en principe, en conserver une copie électronique.
  • Et plus de problème non plus d'encombrement de ma bibliothèque : sur une SD card, je peux stocker entre 300 et 400 livres, d'après mes premiers essais. Mais mes bibliothèques envahissantes animées des dos colorés de mes livres ne risquent-ils pas de me manquer si nous basculons définitivement dans l'ère de la bibliothèque numérique ?

samedi 1 septembre 2007

J3 : premier bouquin lu sur l'iLiad

Je n'ai pas pu m'empêcher bien sûr d'aller revoir tout ce qui est disponible en téléchargement gratuit. Il y a déjà du choix (voir les liens ci-contre, sachant que je me suis bornée à la littérature).

J'ai commencé par un livre trouvé sur Project Gütenberg, Isabelle, d'André Gide, proposé en format txt.

Avis mitigé :

  • En première approche, le txt n'est pas super confortable, les coupes de lignes n'étant pas adaptées au format de l'écran... jusqu'à ce que j'utilise la fonction "taille des caractères", qui permet un ajustement assez correct, confortable et esthétique à lire. Bon, quelques fautes de frappe dans le document, et pas de caractères accentués, mais sur une petite centaine de pages, on s'y fait. Mais bon, il faut sélectionner correctement ses copies, et le format txt réserve parfois des surprises : il y en a certains que je ne parviens pas à ouvrir, sans que je sache pourquoi : il faudra donc les convertir en pdf avant de les lire.
Points forts :
  • Comme je le supposais, la barre latérale de défilement des pages est très agréable à utiliser, d'un mouvement naturel, et elle permet de tenir l'iLiad d'une seule main... forcément la gauche. On s'habitue vite au petit temps de latence, et on finit par savoir précisément comment l'anticiper efficacement.
  • L'écran est très lisible, même en plein soleil, et l'affichage suffisamment précis pour restituer très proprement des typographies assez fines.

Je vais donc continuer d'explorer les fonds numériques pour faire d'autres expériences de lecture...

vendredi 31 août 2007

J2 : je commence la journée par la presse

Bon, ce matin, je connecte l'engin, et je fais ma lecture des Echos sur l'iLiad. Comme je l'ai dit, le téléchargement de la version du jour est simple et plutôt rapide.

Avis mitigé :

  • Par contre, je suis toujours aussi perturbée par l'ergonomie de navigation : pas pratique pour faire une lecture sélective. Il faut utiliser le stylet, et je ne sais jamais revenir au sommaire que je veux...
  • Et puis, bon, mon Netvibes me manque. Dans mon lecteur RSS, je peux lire toute la presse, uniquement sur les thèmes qui m'intéressent, en balayant d'un seul coup d'oeil les titres des articles que je vais lire. Ensuite, je peux tagguer, transmettre à d'autres, mettre de côté ce que je réutiliserai plus tard.
Bon, l'Iliad, c'est bien pour lire dans les transports peut-être ? A voir la prochaine fois que je prends l'avion... Pour ce matin, je reviens vite sur le web.

Ce soir, week-end. Je vais regarder ce que ça donne en eBook. Depuis le début, j'ai l'impression que c'est l'utilisation la plus intéressante, et que l'ergonomie est adaptée à une lecture suivie.

Point positif :
  • Premier test avec les eBook que j'ai déjà en stock, et que je transfère sur ma clef USB. Impec. Il lit sans souci les fichiers txt et les pdf. Bon, pour les rtf, il faut faire une conversion en pdf, mais ce n'est pas très compliqué. Je n'ai plus qu'à choisir mon bouquin.

Tiens, sur Mobipocket, il y a des titres très récents, et des dictionnaires utilisables avec les contenus lus sur un iLiad. Bon, c'est payant, je verrai plus tard.
J'explore avec un autre oeil les bibliothèques électroniques que j'ai repérées de longues dates sur Internet. Pour celui qui veut lire ou relire ses classiques, il y a certainement de quoi amortir on eBook avec tous les livres gratuits téléchargeables sur Project Gütenberg, surtout pour ceux qui lisent plusieurs langues. Pour un meilleur confort de lecture, il vaut mieux les convertir en pdf.

Et puis je vais les transférer sur une SD card : rien qui dépasse (la clef USB, si), et pas de manipulation du logiciel compagnon, que j'ai téléchargé, mais que je regarderai demain. Une fois mon bouquin choisi, je n'aurai plus qu'à me mettre au lit avec mon iLiad !

Hum, bientôt le grand rêve : n'emporter qu'un seul livre sur l'île déserte, et en avoir en réalité des dizaines, dans la mémoire de l'appareil (128 Mo) et sur des tas de SD Card toutes petites. Bon, il faut espérer que l'île est desservie par EDF... ou qu'on pourra bientôt connecter un chargeur solaire à l'iLiad pour l'emporter vraiment partout ,-)

jeudi 30 août 2007

J1 : découverte de l'objet

J'en rêvais depuis longtemps, et voici que j'ai l'occasion de tester le ePaper iLiad. A titre professionnel, je bénéficie d'un abonnement aux Echos, et on m'a prêté l'outil pour deux semaines.

Dans la mesure où il était déjà configuré, je n'ai pas eu besoin de le préparer, et j'ai donc pu aborder l'objet de manière intuitive dans un premier temps. L'ergonomie étant assez déroutante pour quelqu'un qui manipule surtout un ordinateur et des pages web, j'ai malgré tout plongé dans la notice assez rapidement, à ma manière habituelle : j'ai tout lu d'une traite, sans manipuler au fur et à mesure, pour identifier toutes les capacités et fonctionnalités de l'outil, comprendre les grands principe de fonctionnement, et pouvoir y revenir plus tard sur des points précis.

Voici mes premières impressions, un peu en vrac.

Les plus :

  • l'écran est très lisible, même pour ma mauvaise vue
  • le terminal est léger
  • le format de lecture correspond à un grand bouquin, et les typographies sont très lisibles
  • il peut lire les contenus d'une SD card ou d'une clef USB, il suffit de les plugger
  • la possibilité d'annoter de manière manuscrite (au stylet) un article de presse ou une page de livre
  • la prise de courant avec plusieurs modèles de broches interchangeables qui facilite l'utilisation en voyage : pas besoin d'un convertisseur de prise pour le recharger
  • la barre latérale qui permet de faire défiler les pages d'un document d'un doigt, en tenant l'iLiad d'une seule main
  • le téléchargement très simple de son journal du jour (une fois que la connexion est paramétrée, il suffit de lancer la connexion Internet, via un câble Ethernet ou le Wifi)
Les moins :
  • l'obligation de connecter un accessoire intermédiaire dont la forme n'est pas du tout pratique pour brancher l'iLiad sur l'électricité, un réseau Ethernet ou le connecter à son PC via un câble USB. On aurait aimé disposer de ces ports directement sur le terminal
  • la connexion de cet accessoire n'est de plus pas du tout intuitive (la flèche est à positionner vers le dos du terminal, alors qu'en principe, les repères sont positionnés sur les connecteurs pour qu'on les voie de face)
  • le délai de latence des commandes et changements de menus semble assez long
  • l'obligation d'utiliser le stylet pour activer les icônes de fonction et les hyperliens de l'écran : j'aurais bien aimé que ça marche avec les doigts, comme sur l'écran de mon Palm
  • l'obligation de passer par un PC (et l'installation d'un logiciel compagnon) pour gérer le contenu de l'iLiad (par exemple, on ne peut pas transférer directement un eBook depuis une clef USB vers l'iLiad)
Bon, demain, je l'utilise pour lire mon journal ,-)